• La rue soutient la rue – Urban Culture à besoin de vous

    Urban Culture n’a rien à vois avec Urban Basket (project-report-shop-art, etc.). C’est un magazine français qui traite des cultures urbaines librement, avec sérieux et qui souvent frappe juste. Urban Culture est aussi présent sur le net avec son site internet.

    Composé de multiples rédacteurs qui viennent des quatre coins de la France, Urban Culture traite aussi bien de musique, de style, de danse, de graff ou de sport. Urban Culture édite un magazine éponyme distribué gratuitement et tiré à 2500 exemplaire. En gros, c’est des mecs qui y croient et qui ont une vision très juste du milieu : « Faire la promotion des cultures urbaines dans une société qui ne les comprend pas et les rejette, n’est pas chose facile », dit leur site internet. Les quelques années d’expérience qui enrichissent le passé d’Urban Basket nous fait dire que c’est vrai.

    Aujourd’hui Urban Culture est au plus mal. Les caisses sont vides et l’équipe de rédaction ne compte plus que sur sa motivation sans faille et vous pour reprendre de l’amplitude. Vous car un appel aux dons à été lancé afin de sauver le magazine. La rue soutient la rue. Alors si vous êtes chaud pour aider une structure alternative qui fait vivre une culture déniée par les pouvoirs publics vous pouvez adresser un don de quelques euros à l’adresse suivante :

    Association des cultures Urbaines et contemporaines
    14 Blv. Edouard Rey
    38000 Grenoble.

    Pour sa part, Urban Basket s’engage à soutenir avec ses propres moyens (pas beaucoup plus importants) l’association et fait un don de 50.00 EUR. Alors longue vie aux cultures urbaines et encore merci à tous.

    Pablo.

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  • Au Sénégal, le rap revient à ses premiers amours : la contestation politique et citoyenne.

    C’est sans doute le plus grand mouvement contestataire porté auquel le rap participe de façon active depuis le mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis. Le collectif Y’en a marre est, depuis qu’une coupure de courant est survenue en janvier 2011, l’un des moteurs de l’immense vague de protestation qui secoue le Sénégal. Une année après il dénonce les intentions du président Abdoulaye Wade de briguer un troisième mandat consécutif.

    En 2000, M. Abdoulaye Wade était élu à la présidence du Sénégal mettant ainsi un terme à près de quarante de règne des socialistes du pays (Léopold Sédar Senghor de 1960 à 1980 puis Abdou Diouf de 1981 à 2000). Celui qui fit campagne avec comme slogan du « Sopi », le changement en wolof, décida alors de modifier la constitution. Il soumit à la voix du peuple un nouveau texte qui a comme principal conséquence de limiter le nombre de mandat présidentiel à deux. Dans un des rares pays où l’alternance politique est bien admise, l’évolution est notable. Mais les choses se corse pour celui que l’on surnomme Grand-Père Wade (il serait âgé, d’après sa biographie officielle de 85 ans), dès 2008 lorsqu’une flambée des prix des produits nécessité ainsi que le coût de l’énergie pèsent considérablement sur le budget de ses concitoyens. Ces premiers tumultes en annonce bien d’autres.

    Faisant peu de cas de sa propre refonte constitutionnelle, M. Wade annonce en juin 2011, qu’il briguera un troisième mandat sous prétexte que les modifications du texte fondamental du pays ne sont survenue qu’alors son premier exercice déjà entamé et que par conséquent celui-ci ne compte pas. Le M23 (Mouvement du 23 juin) se constitue alors pour réclamer l’application du texte de loi et donc l’interdiction pour M. Wade de se présenter à l’élection présidentielle de 2012.

    Entre temps, en janvier 2011, les coupures de courant sont légions à Dakar. Réunis autour des rappeurs de Keur Gui et du journaliste Cheik Fadel Barro, des jeunes décident de créer le collectif Y en a marre pour protester contre les interruptions énergétiques mais également contre l’ensemble du système politique. Ils prennent alors pour exemple les Imams de Guédiawaye, une banlieue de Dakar qui se sont aussi mobilisés contre les coupures d’électricité. Le Monde du 4 juillet 2011 relate une partie de la discussion qui ce jour là les décident à passer à l’action : « Ecoutez les gars, s’il y a des personnes du troisième âge comme ces imams qui se sont levées pour faire quelque chose, pourquoi pas nous, les jeunes ? »1. Le mouvement est officiellement créer le 18 janvier 2011 et ne cessera alors de prendre de l’ampleur.

    Sur son site internet, le collectif décrit son action comme « un espace d’expression de la citoyenneté pour intéresser les jeunes à la gestion du bien public »2. De concerts en actions menées directement sur le terrain, le mouvement prend rapidement de l’ampleur et se positionne clairement pour une contestation intense, argumentée, sans concession et ferme mais qui condamne l’usage de la violence et du vandalisme. Et tout cela de déboucher sur une entreprise encore plus large que la simple prise de position politique puisque le groupe lance également le concept du « Nouveau Type Sénégalais » qui veut repenser la position du citoyen dans ses actions de tous les jours.

    Et tandis que les rangs du collectif grossissent, l’approche de l’élection présidentielle cristallise l’attention, notamment depuis l’annonce de la candidature du chanteur Youssou N’Dour. Le conseil constitutionnel devait alors se prononcer ce vendredi 27 janvier sur la validité des candidatures pour la course aux suffrages et a alors, valider la candidature de M. Wade et refuser celle de M. N’Dour. Le coup de grâce pour un pays qui semble au bord de l’explosion social et pour le collectif Y en a marre qui vient de publier un communiqué virulent sur son site.

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    Le  moins que l’on puisse dire de cette action est qu’elle est en tout point remarquable : que des jeunes prennent leurs responsabilités pour peser sur la vie politique de leur pays, émettent des propositions constructives, font acte de citoyenneté tout en respectant un code éthique et une déontologie force le respect. Et c’est peut-être là l’un des plus beaux exemples d’action constructive de ce début de siècle et un retour aux racines du rap que ne doivent pas renier Public Enemy ou The Roots. Respect.

    Pablo.

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    1. Le Monde – 4 juillet 2011 – Société éditrice du « Monde » SA.
    2. www.yenamarre-senegal.com

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  • La ville est un terrain de jeu.

    Les rues, les trottoirs, les escaliers ou les bancs sont la résultante des innovations en matière d’aménagements urbains et des réflexions menées par les élus locaux pour améliorer le confort de leurs administrés. Mais ils offrent surtout un terrain de jeu inépuisable pour les différents passionnés des sports urbains. C’est ainsi que l’on peut depuis quelques dizaines d’années observer des streetballers partout dans le monde, des skateurs s’enivrer de l’asphalte ou des traceurs s’envoler entre les immeubles de différentes villes. Et comme on n’arrête pas le progrès, l’arrivée d’internet a permis de diffuser des images de grande qualité à travers le monde. Petit tour d’horizon des plus belles vidéos qui circulent sur la toile.

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  • Canal Street plonge dans les racines de la rue avec Street Legends.

    Canal Street a eu deux bonnes idées pour cette rentrée (en fait bien plus mais nous on vous parle de celles-ci). Ressusciter le mythique animateur de la première émission du paf consacrée au Hip Hop, Sydney. Et deuxième bonne idée, celle de lui confié un espace web important pour parler des objets culte qui représentent aujourd’hui les racines du mouvement.

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  • Scraper Bike

    Les Hell’s Angels, d’après le récit que Jay Dobyns(1) en fait, sont le seul groupe de hors la loi produit par l’Amérique profonde. Majoritairement blancs, férus de vitesses et trafiquants de produits de contrebande en tout genres, les Angels ne sont pas des enfants de cœur et ils l’affichent clairement sur leurs blousons et leurs insignes.

    Les Scrapers Bikers d’Oakland ne sont pas non plus des enfants de cœurs et ils portent aussi des blousons à leurs couleurs. Mais la comparaison s’arrête là. Sous la houlette de Tyrone « Baybe Champ » Stevenson, ils se réunissent autour d’une passion commune, la customisation de leurs vélos. Véritables œuvres d’art à deux roues, les Scrapers Bike sont aussi les garants d’une certaine philosophie : débrouillardise, imagination et créativité, appartenance à un groupe social important.

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