• Le Klub des Loosers sort de sa tanière.

    Depuis la création du Klub des Loosers en 2000, le groupe s’est montré plutôt discret côté sortie d’album favorisant les collaborations et autres projets insolites à sa propre discographie. Mais 2012 devrait être l’occasion de la sortie du nouvel opus du groupe intitulé La fin de l’espèce.

    Klub des Loosers

    Après plus d’une décennie a trainé un flow non-chaland sur les beats des plus grands producteurs de rap français, Fuzati s’est fait une sacrée réputation de MC aux textes toujours drôles, sordides et déprimés (voir parfois déprimants). Derrière le masque se trouve l’un des rappeurs français les plus original du début du vingt-et-unième siècle. A la prod et aux platines, Detect, lui promène des beats aux influences pop et parfois saugrenues qui colorent les morceaux du groupe d’un son réjouissant et entrainant qui contraste les lyrics du Fuz.

    De ces lignes de tensions, naissent des morceaux et des albums qui font figure d’ovnis dans le paysage musical français. Mais cette originalité, qui a souvent confiné le groupe en marge de la scène hexagonale, a surtout permis de dépoussiérer le rap français de ses stéréotypes et de ses passages obligés (au même titre que des groupes à la notoriété plus importante comme Triptik, TTC ou les Svinkels).

    L’une des caractéristiques les plus importantes du Klub de Loosers s’est son esprit expérimental et collaboratif. Fuz, Orgasmic (qui a quitté le groupe pour rejoindre TTC assez rapidement) et Detect (qui a remplacé Orgasmic), comptent parmi les collaborateurs (ou les initiateurs) de certains des projets les plus enthousiasmants du début des années 2000 comme l’Atelier, Le Klub des 7 ou encore l’Antre de la folie.

    Le KLub des 7

    Et Fuzati a pris soins d’y balancer quelques unes des rimes les plus barrées du gros son francophone donc on ne résiste pas au plaisir d’en citer un deux ou trois:

    Dans la femme de fer, un texte portant sur une conquête sans jambe il balance : «Maintenant notre couple marche moins bien, même si toujours mieux qu’elle » ou encore « Je dois faire attention à ne pas dire des choses susceptibles de la blesser comme : est-ce que tu prends ton pied ? »

    Dans l’école est finie du Klub des 7 on a droit à cette conclusion « mais ouai le bizutage, ils apprendront comme leur maman que je vise toujours au visage ».

    Et pour finir dans le premier single de La fin de l’espèce, L’indien on retiendra cette punch lines : « moi j’étais parti aux chiottes avec la jeune Fanny, personne ne suce mieux qu’une stagiaire qui rêve d’avoir un CDI ». La grande classe. Et en attendant la sortie de l’album prévue pour mars, on ne saurait que trop vous conseillé l’écoute des excellents Fuzati Extraodinary Music Show, hymne au funk et aux sons improbables.

    Image de prévisualisation YouTube 

    Pablo.

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